top of page
totk-and-finally-heres-the-totk-background-as-a-desktop-v0-vwuokuuy91ua1_edited.jpg

Le Serment du Marteau

Roman de fantaisy autour de la tragédie du Marteau de Nos, mercenaire sanguinaire cherchant le pardon.

L'histoire rapiécée par un documentaliste du monde fictif de Lessol, à partir de légendes, de correspondances entre les personnages et du journal du Marteau. Organisée en quatre parties : La Fratrie d’Aptonish, Les Brouillards du DelmaineL’Apôtre d’Horeistei et Le Marteau de Nos.

totk-and-finally-heres-the-totk-background-as-a-desktop-v0-vwuokuuy91ua1_edited.jpg

Pas encore de couverture

Il est difficile de parler de la genèse de Serment du Marteau sans révéler sa conclusion. C'est un roman raconté par ses personnages, justement parce que leur point de vue à eux importe, pas celui d'un narrateur omniscient qui devrait vous expliquer les subtilités de ce monde créé de toutes pièces qu'est Lessol.

​

J’ai beaucoup de difficultés avec le genre de l’heroic fantaisy, de la fantaisy même tout court. Quand il s’agit de raconter des histoires, je suis très friand de la notion de suspension consentie d’incrédulité, c’est-à-dire de cette idée que l’on accepte pour le bien du quatrième mur que certaines choses qui n’existent pas vraiment nous soient montrées, ce pacte tacite qu’il faut respecter, en n’envoyant pas soudainement un vaisseau spatial côtoyer un dragon sans raison solide. C’est une notion amusante qui a pour moi ses limites dans un monde de fantaisy, mais des limites heureuses.

 

Un monde de fantaisy est une des rares fictions qui se passe spécifiquement dans un monde qui n’est pas le nôtre, à aucun moment, mais qui en même temps est plus que jamais lié à notre monde. Le grand dilemme de l’écrivain ou de l’écrivaine de fantaisy est la construction du monde, l’univerchitecture, qui est une tâche en réalité infinie : une fois que sont posées les bases d’une géographie, d’une histoire, de systèmes politiques, de races et d’un bestiaire, d’un système de magie, on semble s’être éloigné suffisamment de notre monde. Mais la fantaisy est empreinte d’une histoire et d’une iconographie humaine, souvent moyenâgeuse et passée. Ses citadelles sont typiquement européennes, ses ressources sont les nôtres, son armement, son langage, etc… Même sans le préciser, ce sont des images comblées à la lecture par l’imaginaire commun. La fantaisy est condamnée à être un étrange moyen-âge familier, malgré les efforts qui veulent la distinguer du monde réel.


Y a-t-il un genre d’histoire qui soit plus adapté pour la réflexion sur l’écriture, le récit, l’imagination et la représentation, qu’un monde palimpseste mal camouflé du nôtre, comme la copie déformée d’un passé révolu ? C’est ce que je crois, et ce récit, conçu avec les outils métatextuels du journal intime et de la fausse documentation, est ma tentative de faire de la fantaisy.

Extrait

[À venir]

bottom of page